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Sentiers de la vie

Présentation des Auteurs

 

Nous mettons un point d'honneur à vous présenter une collection soigneusement sélectionnée.

Chaque livre que nous proposons est choisi avec soin pour nous enrichir dans notre relation avec le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob et qui est le Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Nous vous encourageons à parcourir notre sélection.

Celle ci va s'étoffer au fur et à mesure de la mise en ligne

Si certains auteurs vous sont connus, d'autres vous seront une véritable découverte...

 

Liste des auteurs présentés

01 - Chip Brogden  (infos)

02 - Ruth Paxson     (infos)

03 - James H. Mac Conkey    (infos)

04 - A.B. Simpson     (infos)

05 - A. Paget Wilkes     (infos)

06 - C.G. Trumbull       (infos)

07 - Andrew Murray       (infos)

Les auteurs

01 - Chip Brogden

A la découverte de Chip Brogden :

Chip Brogden s'est converti à l'âge de huit ans et a commencé à prêcher à treize ans. Il a été pasteur et responsable de la louange pendant plusieurs années avant que le Seigneur ne l'emmène hors de l'église institutionnelle à travers une série de rencontre avec le « vrai Jésus ! »

Son témoignage est celui de quelqu'un qui a été délivré de la religion !

Le site TheSchoolOfChrist.org (L'Ecole de Christ) a été fondé en 1997 dans le but de publier ses articles sur internet. Ses enseignements ont pour but d'encourager les chrétiens de différents arrières plans et affiliations qui recherchent le Seigneur Jésus en toute simplicité, et en particulier ceux qui se trouvent dans « le désert ».

Nous avons choisi de proposer ses articles au public francophone, car il nous semble que son message clair est un des plus christocentriques que nous pouvons trouver parmi les auteurs contemporains.

Chip vit et travaille en Caroline du Nord avec son épouse Karla et leurs deux enfants. Il voyage occasionnellement pour des conférences, des réunions ou des retraites. 

Ses premiers articles ont été traduits en français et publiés il y a plus de 15 ans sur le site connaitrechrist.net ;

https://www.connaitrechrist.net/Site/CB/CB.htm

Ils sont profonds et ont encouragé beaucoup de ceux qui sont à la recherche d’une véritable relation vivante avec le Seigneur Jésus Christ.

 

Nous les avons compilés en 4 tomes  qui correspondent aux 4 thèmes proposés par Chip Brogden :

CHRIST - DISCIPLE - ÉGLISE - PROPHETIQUE

Ces 4 tomes reprennent l'ensemble des écrits qui sont sur le site français, mais peuvent désormais être consultés et lus regroupés sous forme écrite et non plus à l'écran


Remarque : Vous trouverez également de nombreux autres écrits, études, livres, audios, enseignements sur son site SchoolofChrist.org en anglais, car son ministère continue.

https://theschoolofchrist.org/

 

 

 

02 - Ruth Paxson - (1889-1949)

 

Biographie de Ruth Paxson  –  missionnaire et enseignante spirituelle


Origines et formation

•    1889 — Naissance à Manchester, Iowa, États-Unis. Elle fait ses études à l'Université d'État de l’Iowa, puis au Moody Bible Institute à Chicago.
•    Avant 1911, elle sert comme secrétaire itinérante pour le mouvement missionnaire étudiant, puis s'engage avec la YWCA pour un travail en Chine du Nord.


Ministère missionnaire en Chine

•    1911–1913 — Missionnaire pour la YWCA en Chine. Ensuite, elle devient enseignante biblique itinérante auprès des missionnaires et enseignants en Chine, notamment à Pékin, Shanghai et Nankin.
•    1920 — Secrétaire générale de la Chinese Home Missionary Society.
•    En 1927, elle retourne aux États-Unis en raison de problèmes de santé.


Enseignement et écriture

•    1928 — Publie Life on the Highest Plane, une compilation de ses enseignements bibliques destinés aux missionnaires 
•    1941 — Called Unto Holiness est publié, reprenant des messages prononcés à la Keswick Convention. Elle y insiste sur la sanctification : « Il doit y avoir union, ressemblance et plénitude en Christ » 
•    Dernier ouvrage, War in Your Heart (annoncé en 1952 posthume), souligne la victoire chrétienne par l’union avec Christ dans la Croix et la royauté : « La victoire ne doit pas être perçue comme optionnelle, mais comme l’essence même de la vie chrétienne » 
•    Elle publie également Rivers of Living Waters (1930), une série d'études sur la vie spirituelle abondante en Christ 


Dernières années

• 1940–1949 — Collabore avec l’American Bible Society depuis Hendersonville, Caroline du Nord : levées de fonds, écriture et sensibilisation 
• 1er octobre 1949 — Décès à Hendersonville 


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Citations de Ruth Paxson


Vie spirituelle profonde

« La spiritualité de tout chrétien pourrait se résumer en deux phrases : ‘Vous en moi’ et ‘Moi en vous’. »
— Ruth Paxson, citée dans Life on the Highest Plane 

« Dieu, dans sa grâce infinie, prend toujours l’initiative de nous amener à une expérience plus pleine de notre héritage en Christ. Jésus se tient devant la porte de chaque pièce non cédée de votre vie, en cherchant à entrer. Si Il entre, la porte doit s’ouvrir de l’intérieur. »
— Ruth Paxson 


Holiness – appel à la sainteté (extraits de Called Unto Holiness)

« L’appel du Seigneur à la sainteté est indiscutable : chaque croyant doit être saint comme Il est saint. »

« Ces deux positions sont radicalement différentes… Il n’y a pas de terrain moyen. On est soit dans le royaume de Satan, soit dans celui de Christ. »
— Ruth Paxson 


Victoire en Christ

« J’ai été terrifiée de découvrir, lors d’une étude biblique récente, le lien entre péché personnel et défaite collective. Mais j’ai été profondément ravie de voir aussi le lien entre victoire personnelle et victoire collective. »
— Ruth Paxson, War in Your Heart 


Union avec Christ

« Le Christ glorifié vit maintenant pour nous donner toute la plénitude de sa vie triomphante, joyeuse et sainte. »
— Ruth Paxson, Christ Our Life 

03 - James H. Mac Conkey  - (1858-1937)

 

James H. McConkey - homme de prière, d’écriture et de consécration

La biographie de James H. McConkey  prend toute sa force quand on regarde aussi sa vie pratique, son quotidien et sa manière d’incarner ce qu’il enseignait. 
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🌿 Vie pratique de James H. McConkey


1. Un homme de famille et de responsabilités

•    Dès sa jeunesse, McConkey dut abandonner ses ambitions juridiques pour s’occuper de sa mère paralysée et de ses jeunes frères et sœurs après la mort de son père.
•    Cela marqua profondément sa vision de la vie chrétienne : il voyait la fidélité aux devoirs quotidiens comme une consécration aussi importante que la prédication publique.
•    Il n’a pas fondé de grande œuvre missionnaire visible, mais il a vécu la foi dans la discrétion d’un foyer ordinaire, en assumant patiemment les tâches nécessaires.
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2. Sa santé fragile et sa dépendance de Dieu

•    McConkey souffrait de problèmes physiques chroniques (on parle de douleurs et d’une grande faiblesse), qui limitaient ses forces.
•    Cette faiblesse le poussa à dépendre entièrement de Dieu. Il écrit :

« Dieu se sert souvent de nos limitations pour nous conduire à Son abondance. »

•    Il ne pouvait pas mener un ministère de voyage ou de prédication intense comme d’autres évangélistes de son époque ; à la place, il trouva dans l’écriture et la prière ses canaux principaux de service.
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3. Son mode de vie simple et désintéressé

•    McConkey ne vendait pas ses livres. Il croyait que la Parole de Dieu devait être distribuée gratuitement : ses brochures et volumes étaient envoyés à qui en faisait la demande.
•    Il vivait des dons spontanés envoyés par des croyants reconnaissants. Cette dépendance volontaire de Dieu fut un témoignage vivant de sa confiance.
•    Son choix radical de ne jamais tirer profit personnel de son ministère renforça sa réputation d’intégrité.
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4. Un ministère discret mais fécond

•    Pendant plus de 40 ans, il enseigna à la YMCA de Columbia (Pennsylvanie), auprès de jeunes hommes, transmettant une spiritualité pratique et profonde.
•    Sa maison et son bureau devinrent un centre d’écriture et de diffusion d’ouvrages spirituels.
•    Ses livres simples mais riches circulèrent dans le monde entier, traduits dans plusieurs langues, notamment The Threefold Secret of the Holy Spirit, The Surrendered Life, Prayer, et The God-Planned Life.
•    McConkey était convaincu que la parole écrite, guidée par l’Esprit, pouvait voyager là où lui-même ne pouvait aller.
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5. Son quotidien spirituel

•    Homme de prière régulière et fervente : il consacrait de longs moments à l’intercession silencieuse.
•    Vie marquée par le repos en Dieu : il insistait sur la nécessité de remettre chaque plan personnel entre les mains du Seigneur.
•    Il vivait simplement, sans recherche d’honneur, incarnant ce qu’il écrivait dans The Surrendered Life :

« La vie abandonnée à Christ est une vie de paix, car c’est Lui qui en porte le fardeau. »

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6. Héritage pratique

•    Il inspira des générations de croyants à vivre la consécration au quotidien : non pas dans de grandes œuvres spectaculaires, mais dans la fidélité humble et l’abandon total.
•    Sa vie rappelle que la sainteté ne se mesure pas à la taille d’un ministère visible, mais à la profondeur de la communion avec Dieu et à l’impact discret mais durable de l’Esprit.
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En résumé :

La vie pratique de James H. McConkey fut celle d’un homme faible dans le corps mais fort dans l’Esprit, simple dans le quotidien mais fécond dans l’écriture, pauvre en ressources mais riche en foi.

 

 

04 - A. B. Simpson -  (1843-1919)

 

Chez A.B. Simpson, l’évolution de la foi, de la santé et de la sanctification est au cœur de sa vie spirituelle et de son ministère.

Voici une biographie axée sur ces trois dimensions :
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Biographie spirituelle d’A.B. Simpson


1. La jeunesse et la conversion

Albert Benjamin Simpson naît en 1843 dans une famille presbytérienne écossaise très stricte, sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada.

Son père, d’origine écossaise, était un homme pieux, attaché à une foi solide, mais ferme et exigeante. Dans ce foyer, la Bible était lue, les cultes respectés, et la moralité enseignée. Pourtant, le jeune Albert, bien que respectueux de cette éducation, sentait en lui un vide profond.

Il connaissait la crainte de Dieu, mais pas la paix de Dieu. Il faisait ses devoirs religieux, mais son cœur restait lourd. Dans ses propres mots, il dira plus tard qu’il « savait beaucoup sur Dieu, mais qu’il ne le connaissait pas personnellement ».

Adolescent, cette tension intérieure grandit jusqu’à devenir insupportable. Ses propres efforts pour être « bon chrétien » lui semblaient stériles et il découvrait en lui-même une incapacité à vivre selon les exigences de la Loi.
C’est alors qu’il tomba sur un vieux livre d’un théologien puritain, Walter Marshall : The Gospel Mystery of Sanctification. (Livre écrit en 1692). (Note : Cette histoire est racontée dans la biographie de Simpson écrite par A.W.Tozer ("Wingspread")) Cette lecture fut une révélation. Marshall expliquait que la vie chrétienne ne commence pas par l’effort moral, mais par la foi en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ. C’est Christ, et Christ seul, qui est la source de justification et de sanctification.
Ces paroles pénétrèrent l’âme de Simpson. Il comprit soudain que ses efforts ne pouvaient jamais lui apporter la paix avec Dieu. Ce n’était pas sa discipline, ni ses œuvres, ni sa moralité qui pouvaient le sauver, mais la grâce seule, reçue par la foi.

Un autre soir, alors qu’il lisait les Écritures, un verset s’illumina à ses yeux : Actes 13:39 – « quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. »
Ce verset tomba dans son cœur comme une flèche. « Quiconque croit… », ce mot l’atteignit. C’était assez pour lui : il pouvait croire, et croire signifiait recevoir ce salut déjà accompli en Christ. Ce fut une délivrance instantanée.

Simpson témoigna plus tard qu’à ce moment précis, il sut qu’il était pardonné, sauvé et accepté en Jésus-Christ. Il passa de la crainte à l’assurance, du labeur religieux à la paix.

Dès lors, son cœur brûla d’un désir nouveau : vivre totalement pour Dieu et annoncer ce salut par grâce à tous. Sa vocation au ministère prit racine dans cette rencontre décisive avec l’Évangile. Cette expérience personnelle allait marquer tout son futur message : Jésus est le Sauveur, non par nos œuvres mais par son œuvre parfaite.

Il passe donc d’une foi héritée (traditionnelle, presque légaliste) à une foi vivante et personnelle en Jésus-Christ.

Dès lors, il se sent appelé au ministère pastoral.
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2. Le ministère presbytérien et les limites de sa foi

Après sa formation théologique, il devient pasteur à Hamilton (Ontario), puis à Louisville (Kentucky). Il prêche avec zèle et attire des foules, mais sa vie spirituelle reste marquée par une foi intellectuelle, tournée vers la doctrine, sans toujours expérimenter la puissance de l’Esprit.

Simpson est aussi un homme fragile : il souffre de problèmes de santé chroniques (épuisement, faiblesse cardiaque, stress lié au ministère). Cela le conduit à une quête plus profonde :

il ne veut pas seulement prêcher sur Christ, il veut vivre Christ.

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3. La découverte de la sanctification

Arrivé à New York en 1880, Simpson entre dans une nouvelle étape. Confronté à la misère des immigrants et à la souffrance humaine, il réalise que son ministère doit être plus qu’une prédication bien ordonnée : il doit être puissance et vie.

Il découvre alors l’enseignement sur la “vie sanctifiée” :
•    que Christ ne fait pas que pardonner, mais habite le croyant ;
•    que la sainteté n’est pas seulement un effort moral, mais une vie de dépendance quotidienne du Saint-Esprit.
Cette expérience transforme son ministère. Il commence à parler de Christ comme Sanctificateur, celui qui libère du péché et rend apte au service.
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4. La guérison divine et la santé retrouvée

 

A.B. Simpson  a connu toute sa vie une santé fragile.
Ses principales affections connues :
•    Problèmes cardiaques et pulmonaires : très jeune, Simpson était de santé délicate. Il souffrait notamment d’un cœur affaibli et d’une grande fatigue chronique.
•    Épuisements nerveux et physiques : à cause de son zèle dans le ministère, il tomba plusieurs fois en état d’épuisement total, ce qui l’obligea à se retirer temporairement de ses fonctions pastorales.
•    Troubles respiratoires : plusieurs sources mentionnent qu’il avait des difficultés à respirer et était considéré comme « maladif » au point qu’on doutait qu’il vive longtemps.

En 1881, Simpson vit une autre expérience déterminante :
Ces maladies sont devenues pour lui un tournant spirituel :

  • épuisé physiquement et proche de la mort, il entend le message de la guérison divine. 
  • En étudiant les Écritures, il découvrit le Christ comme guérisseur (doctrine de la guérison divine).
  • Après une expérience personnelle de restauration de sa santé (vers 1881-1882), il enseigna et écrivit abondamment sur « Jésus notre Sauveur, Sanctificateur, Guérisseur et Roi qui revient » (The Fourfold Gospel).
  • Il témoigna que son ministère et ses forces furent renouvelés par cette foi vivante dans la puissance de Christ. 

 

(Note: cette révélation de l'oeuvre de Christ qui lui a apporté la guérison est donnée dans la biographie que A.W. Tozer a écrite sur lui ("Wingspread") et est aussi relatée dans le livre "L'Evangile de la guérison" que Simpson a écrit lui même)
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5. Le Christ tout-suffisant : le "Quadruple Évangile"

De ces expériences de foi, de sanctification et de guérison, Simpson formule sa vision centrale : le Christ tout-suffisant, résumé dans le Quadruple Évangile :


1.    Sauveur (le pardon et la justification),
2.    Sanctificateur (la vie sainte et victorieuse),
3.    Guérisseur (la santé retrouvée en Christ),
4.    Roi qui revient (l’espérance de l’éternité).


Cette vision n’est pas abstraite : elle naît directement de son cheminement personnel. Ses souffrances physiques, ses luttes spirituelles et ses découvertes dans la Parole deviennent la fondation d’un message qui touche des milliers de personnes.
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6. L’achèvement d’une vie sanctifiée

Jusqu’à sa mort en 1919, Simpson vit dans cette confiance simple et profonde : Christ est tout.

•    Quand ses forces faiblissent, il s’appuie sur Jésus comme santé et vie.

•    Quand il se sent indigne, il se rappelle que Jésus est son sanctificateur.

•    Quand il contemple un monde perdu, il se tourne vers Jésus le Sauveur et Roi.
Ses dernières années sont marquées par une profonde sérénité : il s’éteint en priant pour les missionnaires de l’Alliance, témoin d’une foi qui a grandi, mûri et porté du fruit.
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Conclusion

L’évolution de la foi de Simpson peut se résumer ainsi :
•    De la crainte à la conversion (foi personnelle),
•    De la doctrine à l’expérience (vie sanctifiée),
•    De la maladie à la guérison (foi vivante et incarnée),
•    De la dépendance à l’abandon total (Christ tout en tous).


Sa vie est l’exemple d’un chemin où
Dieu se révèle comme celui qui sauve, sanctifie, guérit et revient.

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Recueil de Citations de A.B. Simpson
(Traductions françaises, d’après ses sermons et écrits)

 

1.    Sur la vie en Christ - Jésus, notre Sauveur

« Christ en vous, l’espérance de la gloire – voilà le secret de la vie chrétienne. Ce n’est pas nous qui essayons de l’imiter, mais Lui qui vit Sa vie en nous. »

« Ce n’est pas notre foi qui sauve, mais Jésus-Christ en qui nous croyons. La foi n’est que la main qui saisit le Sauveur. »

« Le salut est complet, non parce que nous avons accompli quelque chose, mais parce que Christ a tout accompli. »

 

2.    Sur la sanctification - La vie sanctifiée

« La sanctification n’est pas le fruit de nos efforts, mais le don de Dieu en Christ.
Ce n’est pas une lutte pour devenir saint,
mais une soumission à Celui qui est Saint et qui habite en nous. »

« La sanctification n’est pas une amélioration de l’ancienne nature,
mais la présence d’une nouvelle vie : Christ vivant en nous. »

« La sainteté n’est pas le fruit de nos efforts,
mais la conséquence de notre union avec Celui qui est saint. »

« Mourir à soi-même chaque jour,
c’est faire place à Christ pour qu’Il soit tout en tous. »

 

3.    Sur la guérison divine - Christ, notre guérisseur

« Le Christ qui sauve est aussi le Christ qui guérit.
Son sang nous rachète de la puissance du péché,
et Ses meurtrissures nous rachètent de la puissance de la maladie. »

« Celui qui a porté nos péchés a aussi porté nos douleurs.
La croix est aussi large que nos besoins. »

« Jésus est le même aujourd’hui :
Celui qui pardonne, Celui qui guérit, Celui qui délivre. »

« La guérison divine n’est pas une théorie,
mais une promesse vivante dans le sang de Christ. »

 

4.    Sur la foi simple - La foi simple et pratique

« La foi, ce n’est pas regarder à soi-même et se demander si l’on croit assez,
mais détourner son regard de soi pour le fixer uniquement sur Jésus. »

« La foi, c’est détourner les yeux de soi-même pour les fixer sur Jésus seul. »

« Ne mesurez pas la promesse de Dieu à votre faiblesse, mais à Sa fidélité. »

 

5.    Sur la mission - La mission et le témoignage

« Le monde attend un Évangile vivant, incarné dans des hommes et des femmes qui connaissent le Christ personnellement et qui l’annoncent avec leur vie autant qu’avec leurs paroles. »
« L’Église n’est pas appelée à conserver la bénédiction pour elle-même,
mais à la répandre jusqu’aux extrémités de la terre. »

« Nous sommes sauvés pour servir.
La grâce qui nous est donnée doit devenir une grâce qui se répand. »

« Le monde ne sera pas gagné par des paroles seulement,
mais par des vies où Christ est manifesté. »

 

6.    Sur la croix - La croix et la vie crucifiée

« La croix n’est pas seulement le lieu où nous trouvons le pardon,
mais aussi le lieu où nous mourons à nous-mêmes,
afin que Christ vive pleinement en nous. »

« La croix n’est pas seulement le lieu où le Christ est mort pour nous,
mais aussi le lieu où nous mourons avec Lui. »

« Le chemin de la puissance spirituelle passe toujours par le brisement de la croix. »

 

7.    Sur l’espérance du retour de Christ - L’espérance du retour de Christ

« L’Église n’est pas appelée à s’installer ici-bas comme si la terre était sa demeure permanente.
Nous attendons le Roi qui vient, et cette espérance doit purifier et motiver toute notre vie."

« Nous n’attendons pas simplement un événement, mais une Personne : le Roi qui revient. »

« L’espérance du retour de Jésus purifie l’Église et la pousse à une vie vigilante. »


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05 - A. Paget Wilkes -  (1871-1934)

 

Paget Wilkes (1871–1934) – Un apôtre de la sainteté au Japon

 

Biographie spirituelle:

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Paget Wilkes naquit en 1871 en Angleterre, dans un contexte chrétien évangélique. Dès sa jeunesse, il fut saisi par une profonde soif de réalité spirituelle. Ses études à Oxford ne firent que confirmer en lui le sentiment qu’il n’était pas appelé à une carrière ordinaire, mais à une vie entièrement consacrée à Jésus-Christ. Ce fut dans ces années qu’il se sentit poussé à répondre à l’appel missionnaire, et plus encore à devenir un témoin de la « vie sainte » que Christ donne par son Esprit.


En 1898, il rejoignit Barclay Buxton pour fonder la Japan Evangelistic Band (JEB), une œuvre pionnière de réveil et d’évangélisation. Ce mouvement, enraciné dans la spiritualité du « Keswick Movement », avait pour but d’annoncer l’Évangile de la grâce et de la sanctification en Christ à travers tout le Japon. Wilkes y trouva le terrain de son appel. Avec zèle et persévérance, il s’investit dans l’évangélisation, la formation des croyants et la diffusion du message de la sainteté.


Spirituellement, Paget Wilkes portait une conviction centrale : le salut en Jésus-Christ ne se limite pas au pardon des péchés, il inclut la délivrance de la puissance du péché et la possibilité d’une vie transformée. C’est ce qu’il appelait le « plein salut » (full salvation). Dans ses sermons et ses écrits, notamment dans So Great Salvation (Un si grand salut), il insistait sur la nécessité pour chaque chrétien de franchir le « Jourdain spirituel » : abandonner sa propre force, se dépouiller de sa justice propre et recevoir la plénitude de l’Esprit Saint.


Missionnaire infatigable, Wilkes se consacra au Japon jusqu’à la fin de sa vie. Ses prédications touchaient profondément, non par une éloquence humaine, mais parce qu’elles étaient marquées par une expérience vécue de la croix et de la résurrection. Homme de prière, il savait que sans la présence réelle de Dieu, l’œuvre missionnaire restait stérile. Sa vie témoignait d’une simplicité et d’une consécration totale qui impressionnaient ses contemporains.


En 1934, après plus de trois décennies de ministère, il fut rappelé auprès du Seigneur. Mais son héritage demeure. La Japan Evangelistic Band continua à porter du fruit, et ses écrits — en particulier So Great Salvation — inspirèrent de nombreux croyants en Europe, au Japon et ailleurs, dans leur recherche d’une vie de sainteté.


Paget Wilkes fut ainsi un pionnier du réveil missionnaire et un messager de la vie en plénitude. Son témoignage nous rappelle que le monde est touché non par des efforts humains, mais par des vies transformées et remplies de l’Esprit de Dieu.

 

 

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Quelques citations de A. Paget Wilkes

 

« Le grand besoin sur le champ missionnaire aujourd’hui
n’est pas d’avoir un clergé hautement éduqué et cultivé,
mais des évangélistes enflammés, remplis de l’Esprit et de la Parole. »


« La victoire n’est pas l’élimination du moi, mais l’intronisation de Christ. »


« La consécration n’est pas donner quelque chose à Dieu ;
c’est retirer nos mains de ce qui Lui appartient déjà. »

 

 

 

 

06 - Charles G. Trumbull   - (1872-1941)

 

Charles Gallaudet Trumbull  (USA)

👤 Biographie

•    Famille : Fils de Henry Clay Trumbull (1830-1903), pasteur, auteur et éditeur chrétien connu.
•    Formation : Études à Yale University.
•    Ministère : Pasteur presbytérien, évangéliste et enseignant biblique.
•    Carrière éditoriale : Il a été rédacteur en chef du magazine The Sunday School Times
(périodique évangélique d’influence internationale, très lu dans le monde anglophone).
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✝️ Influence spirituelle

Charles G. Trumbull fut une figure importante du mouvement de la vie chrétienne victorieuse (Victorious Life Movement),
une mouvance proche de Keswick.
•    Son message central portait sur la vie chrétienne pleinement consacrée et victorieuse grâce à l’union avec Christ.
•    Il a influencé de nombreux croyants, missionnaires et pasteurs, en insistant sur la réalité pratique de la vie en Christ dans la sanctification quotidienne.
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📚 Ouvrages principaux

1.    The Life That Wins (1911, 1918 élargi)
o    Son livre le plus connu.
o    Il y décrit comment un chrétien peut passer d’une vie de lutte et d’échec à une vie de victoire par la dépendance totale du Saint-Esprit.

2.    Taking Men Alive (1921)
o    Sur l’évangélisation personnelle et la formation de disciples.

3.    Articles et éditoriaux dans The Sunday School Times, qui ont eu un immense rayonnement.
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Message essentiel

•    La vie chrétienne n’est pas une suite d’efforts humains, mais une vie reçue, vécue et entretenue par la puissance de Christ.
•    Trumbull insiste sur la suffisance de Christ pour vaincre le péché et vivre dans la paix et la joie spirituelles.
•    Il rejoint l’esprit du Keswick Movement, qui prônait la « vie de sainteté pratique » dans la dépendance de l’Esprit.
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📖 Citation représentative 

« La vie qui gagne n’est pas une vie de batailles, mais une vie où Jésus-Christ est la victoire. »
(The Life That Wins)

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Quelques citations 

« Rappelez-vous que Christ Lui-même vaut mieux que n’importe laquelle de Ses bénédictions ; mieux que la puissance, ou la victoire, ou le service qu’Il accorde. … Il est le meilleur de Dieu : nous pouvons avoir Christ ; en nous livrant à Lui dans une telle plénitude et un tel abandon de nous-mêmes qu’il ne s’agit plus de nous qui vivons, mais de Christ qui vit en nous. Le prendrez-vous ainsi ? »

« Quand notre vie n’est pas seulement à Christ mais est Christ, notre vie devient une vie victorieuse, car Lui ne peut échouer. »

« Jésus-Christ ne veut pas être seulement notre aide ; Il veut être notre vie. Il ne veut pas que nous travaillions pour Lui ; Il veut que nous Le laissions accomplir Son œuvre à travers nous, en nous utilisant comme nous utilisons un crayon pour écrire — mieux encore, en nous utilisant comme l’un des doigts de Sa main. »

 

07 - Andrew Murray   - (1828-1917)

 

Biographie de Andrew Murray  issue du site : 
http://sentinellenehemie.free.fr/bio_andrewmarray.html

Andrew Murray
Il Faillit Arrêter Un Véritable Réveil!
par David Smithers


Peu après ma conversion à Christ, on me donna deux brochures écrites par Andrew Murray, "La Vie de Prière" (The Prayer Life) et "S'attendre à Dieu" (Waiting on God). A chaque nouveau chapitre, il me semblait vivre une fraîche révélation pénétrante et de nouvelles expériences dans la prière. Pour le jeune croyant que j'étais, ces écrits m'aidèrent grandement à déterminer et établir ma vie de prière personnelle. Les principes contenus dans ces livres aux pages écornées continuent toujours d'exercer une influence significative sur ma vie de prière et mon ministère. Presque vingt ans après, je commence seulement maintenant à sentir que je comprends véritablement la profondeur des écrits d'Andrew Murray ! La plupart des ouvrages sur la prière vous mènent dans un processus de prière, mais les écrits d'Andrew Murray vous conduisent à la personne de prière : JESUS-CHRIST.

 

Naissance et environnement familial

Andrew Murray naquit le 9 mai 1828 dans un presbytère réformé hollandais à Graaff Reinet, en Afrique du Sud. Ce fut là-bas que son père, le révérend Andrew Murray, senior, exerçait un ministère en faveur des colons hollandais. La maison des Murray était un endroit vibrant et actif, rempli des bruits animés de joie, de prière et d'adoration. Chaque vendredi soir, le père d'Andrew Murray réunissait sa famille et lui lisait des récits émouvants des réveils passés. Il se consacrait alors à son étude et déversait son cœur en prière en vue d'obtenir un réveil en Afrique du Sud. Il procédait ainsi toutes les semaines selon son habitude depuis 1822. Le jeune Murray fut au bénéfice de plusieurs autres exemples merveilleux de zèle et de dévotion chrétiens. Des hommes comme David Livingstone et Robert Moffat séjournaient souvent à la maison quand ils se rendaient sur la côte.

 

William C. Burns

En 1838, à l'âge de dix ans, Andrew quitta sa maison avec son frère John pour faire des études en Ecosse. Ils demeurèrent chez leur oncle, le pasteur John Murray. Durant le printemps 1840, l'oncle présenta les garçons au ministère de réveil William C. Burns. Ce revivaliste renommé laissa une impression profonde et durable dans le cœur du jeune Andrew Murray. Le jeune garçon de 13 ans fut ému lorsque Mr Burns l'invita à prendre sa Bible et son manteau pour se rendre ensemble aux réunions de réveil à Aberdeen. Des années plus tard, Murray pouvait encore se rappeler la puissance de l'influence divine de Burns sur sa vie. Sa sincérité, sa prière fervente, sa prédication pénétrante, tout cela contribua à définir le ministère personnel et l'appel d' Andrew Murray. Souvent, l'influence d'un ministère rempli de l'Esprit appartenant à une génération donnée arrose les semences de la moisson d'une autre génération.

 

Le pasteur Blumhardt

Après avoir obtenu leur diplôme au collège Marischal en 1844, les deux frères se rendirent à Utrecht, en Hollande, en vue d'approfondir leurs études en théologie et en hollandais. A cette époque, la vie religieuse aux Pays-Bas était en déclin et le rationalisme avait miné beaucoup de pupitres et d'instituts de théologie. Un peu comme les frères Wesley avec le Club Saint (Holy Club) à Oxford, John et Andrew se joignirent à un groupe zélé de l'université, nommé "Sechor Dabar" (Souvenez-vous de la Parole). Là ils trouvèrent des frères qui avaient les mêmes dispositions, une communion chaleureuse et un vrai zèle missionnaire. Lors d'une période de congés scolaires, les deux frères visitèrent l'Allemagne, où ils eurent l'occasion de rencontrer le pasteur Blumhardt. Cet homme remarquable avait été utilisé pour amener le réveil dans la région du Rhein en Allemagne. Le réveil avait été marqué par d'extraordinaires manifestations de délivrance et de guérison des malades par la prière. "Andrew vit de ses propres yeux et dans sa propre époque la progression de l'œuvre de la puissance de Dieu."

 

Le garçon prédicateur

Les deux frères furent ordonnés à La Haye, au 20e anniversaire d'Andrew, et ils quittèrent peu après le pays pour commencer leur travail en Afrique du Sud. Andrew paraissait à peine plus âgé qu'un enfant quand il retourna la première fois en Afrique. A l'âge de 20 ans, il avait l'air beaucoup plus jeune que son âge. Une fois, il fut rapporté qu'un vieux fermier hollandais avait dit : "Pourquoi nous ont-ils prêté une fille pour nous faire des prêches?" Cependant, en dépit de l'apparence de fragilité chez Murray, son endurance et son zèle n'avaient pas de fin. Souvent il partait à cheval pendant des semaines entières pour tenir des réunions avec les Boers (fermiers sud-africains parlant hollandais). Ces fermiers spirituellement affamés venaient de centaines de kilomètres à la ronde, littéralement, pour écouter ce "garçon prédicateur". Une église temporaire faite de roseaux était érigée, et alors assiégée par des centaines de gros wagons transportant des fermiers hollandais. Ce fut lors de telles aventures dans le ministère que le jeune Murray commença à exprimer le feu et la ferveur si souvent associés à ses écrits classiques sur la prière et la Vie Intérieure.

 

Préparation au réveil

En 1860, Andrew Murray accepta un appel à prendre la charge de pasteur dans une église de Worcester. Son engagement dans l'église coïncida avec un réveil et une conférence missionnaire rassemblant jusqu'à 374 ministères sud-africains. La conférence avait été organisée dans l'objectif spécifique d'encourager à un réveil spirituel et de recruter de nouveaux ouvriers et missionnaires pour les églises réformées hollandaises d'Afrique du Sud. Au début de la conférence, un prospectus fut remis aux participants, qui retraçait les nouvelles du récent réveil en Amérique et en Grande-Bretagne.

Les ministères présents furent fortement encouragés à s'attendre à une action similaire de Dieu en Afrique du Sud et à prier pour cela. Un certain Dr. Robertson parla de leur grand besoin d'avoir un réveil, suivi par le Dr. Adamson qui donna alors un compte-rendu détaillé du récent réveil survenu en Amérique. Andrew Murray Senior tenta de s'adresser aux gens rassemblés, mais en fut incapable, vaincu par le brisement et les larmes. Dans l'ensemble, la conférence fut un grand succès ; elle stimula une nouvelle espérance et la prière parmi les ministères participants. Peu de temps après, de jeunes gens se réunirent à l'église un dimanche soir. Ce fut lors de cette rencontre que l'Esprit du réveil éclata d'une façon inattendue.

La réunion se poursuivait normalement suivant le programme lorsqu'une modeste fille noire de 15 ans se leva pour prier. L'associé de Mr Murray, J. C. deVries, surveillait la réunion de prière et nous donne ci-après un témoignage oculaire de ces événements extraordinaires : " Un certain dimanche soir, il s'était rassemblé dans une petite salle, quelques soixante jeunes gens. J'étais le responsable de la réunion qui commença avec un hymne et un enseignement tiré de la Parole de Dieu, à la suite de quoi je priai. Trois ou quatre autres annoncèrent une strophe d'un hymne et prièrent, comme d'habitude. C'est alors qu'une fille de couleur d'à peu près 15 ans, au service d'un fermier habitant à proximité, se leva au fond de la salle pour demander si elle aussi pouvait proposer un hymne. Au début j'hésitai, ne sachant pas ce que les gens penseraient, mais de meilleures pensées prirent le dessus, et je répondis : "Oui". Elle annonça son hymne et pria sur un ton émouvant. Alors qu'elle priait, nous entendîmes, pour ainsi dire, un bruit éloigné, qui se rapprocha de plus en plus, jusqu'à ce que la salle semblât être ébranlée. A l'exception d'une ou deux personnes, toute l'assemblée commença à prier, la plupart à voix audible, mais certains en murmures. Cependant, le bruit que fit le rassemblement devint un bruit assourdissant. Une sensation que je ne peux pas décrire prit possession de moi."

 

Offensé par le réveil

Pendant que se poursuivait la réunion, Andrew Murray prêchait dans une autre partie de l'église. Il n'était pas présent au début de ces événements. A la fin de la réunion conduite par Andrew Murray, un ancien franchit la porte de la salle où se tenait la réunion de prière, entendit le bruit, y jeta un coup d'œil, et retourna chercher en courant Mr Murray. J. C. deVries retrace avec éclat la réaction de surprise de Mr Murray vis-à-vis des jeunes gens réunis." Mr Murray s'avança vers la table près de laquelle je m'étais agenouillé pour prier, me toucha, et me fit comprendre qu'il voulait que je me lève. Il me demanda alors ce qui s'était passé. Je lui racontai tout. C'est alors qu'il s'éloigna d'une petite distance vers le fond de la salle et s'écria aussi fort qu'il le put : "Peuple, silence !" Mais les prières continuaient. Au même moment, je m'agenouillai de nouveau. Il m'apparut que si le Seigneur venait nous bénir, il n'était pas convenable que je me tienne debout mais que je devais être à genoux. Mr. Murray s'écria alors une nouvelle fois d'une voix forte. " Peuple, je suis votre ministère, envoyé de Dieu ! Silence !" Mais il n'y avait aucun moyen d'arrêter le bruit. Personne ne l'entendit, mais tous continuèrent à prier et à supplier Dieu d'avoir miséricorde et de pardonner. Mr. Murray retourna ainsi vers moi et me dit de commencer l'hymne qui commençait par la strophe "Viens en aide à l'âme impuissante qui pleure". Je le fis. Mais les émotions ne se calmèrent point et la réunion continua derechef dans la prière. Mr. Murray se prépara alors à sortir, en disant : "Dieu est un Dieu d'ordre, et ici c'est la confusion totale !" Sur ce, il quitta la salle. "

 

La prière et la puissance du réveil

Les réunions de prière s'organisèrent spontanément chaque soir après cela. L'ordre de ces réunions était habituellement identique chaque fois, bien que personne ne le fixât. Au début, il y avait généralement un grand silence ; aucun effort n'était fait pour provoquer les émotions, mais après la deuxième ou troisième prière, l'assemblée commençait soudainement à crier de concert dans la prière. Ce n'était pas le moins du monde l'habitude des églises réformées hollandaises à cette époque, et personne ne leur avait jamais enseigné à procéder ainsi. Quelquefois, la réunion continuait jusqu'à trois heures du matin. Et même arrivés à cette heure, certains désiraient rester plus longtemps. Les gens retournaient chez eux au milieu de la nuit, en chantant joyeusement dans les rues. La réunion de prière prit de l'ampleur rapidement et dut être transférée dans un bâtiment scolaire situé dans les environs. Ce bâtiment finit par s'avérer également trop petit pour contenir toute la foule de chercheurs affamés de Dieu. " Dans des endroits où les gens ne savaient pas ce que c'était que les réunions de prière juste un an plus tôt, ils se plaignaient maintenant de ce que les réunions finissaient une heure en avance ! " Non seulement des réunions de prière hebdomadaires mais également des réunions de prière journalières étaient réclamées par les gens - même au rythme de trois fois par jour - et même parmi les enfants. "Le réveil ébranla toute la campagne. Jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs et blancs, tous furent affectés de la même façon par le réveil. " C'était très étonnant de voir que le réveil n'était pas confiné aux villes et villages, mais qu'il était tombé dans des endroits totalement isolés sans contact avec l'extérieur, jusque dans des fermes éloignées, là même où hommes et femmes furent saisis par des émotions qui leur avaient été totalement étrangères quelques semaines voire quelques jours plus tôt." Les gens furent fréquemment empoignés par une intense conviction. Des hommes forts crièrent d'angoisse tandis que d'autres tombèrent à terre inconscients et durent être transportés hors des réunions.

 

Tirer enseignement du réveil

J.C. deVries nous expose plus en détail la difficulté qu'eut Mr Murray à accepter ces manifestations comme venant de Dieu. J. C. deVries écrit : "Le premier samedi soir, dans la maison où était aménagée une plus grande salle, Mr. Murray conduisait la réunion. Il lut un passage de l'Ecriture, fit quelques remarques à son sujet, ouvrit le moment de prière, et donna ensuite l'opportunité à d'autres de prier. Pendant la prière qui suivit la sienne, nous entendîmes de nouveau le même bruit venant de loin. Il s'approchait de plus en plus quand, soudainement, toute l'assemblée fut en prière. Ce soir-là, un étranger s'était tenu debout à la porte du début jusqu'à la fin de la réunion, observant son déroulement. Mr. Murray descendit de la plate-forme et de nouveau, alla d'une personne à une autre dans l'assemblée, tentant de les calmer. L'étranger s'avança alors sur la pointe des pieds depuis la porte, toucha Mr Murray doucement, et dit en anglais : " Je crois que vous êtes le ministre de cette assemblée. Faîtes attention à ce que vous faîtes, car c'est l'Esprit de Dieu qui est à l'œuvre ici. J'arrive tout juste d'Amérique, et c'est exactement ce dont j'ai été témoin là-bas."

Andrew Murray avait été offensé par l'explosion intense de prière émotionnelle, et cherché sans succès à contrôler et calmer les réunions. Toutefois, après cet incident, il arrêta apparemment d'essayer de malmener le Saint-Esprit. Il apprit à accepter ces soudaines explosions de prière et ces fortes émotions comme une œuvre de Dieu. Son père, Andrew Murray Senior confirma aussi que ces accès d'émotions étaient véritables, et déclara : " Je bénis Dieu d'être en vie pour pouvoir voir de mes propres yeux un tel travail de l'Esprit. "La forte réaction de Mr Murray semble provenir du fait que ces manifestations de réveil particulières dépassaient sa propre expérience personnelle et sa compréhension de la bienséance. Bien qu'il ait prié avec ferveur pour un réveil, étudié des comptes-rendus de réveil et même observé de ses propres yeux une certaine mesure de réveil, il ne réussit pas à anticiper sa propre réaction à la nature surnaturelle d'un réveil dans sa propre église.

 

Réveil et attentes brisées

Les conceptions de Mr Murray sur le bon ordre dans l'église et celles du Saint-Esprit étaient de toute évidence très différentes. Les attentes brisées, si elles restent non réprimées, peuvent conduire à la confusion, la frustration, et même à la critique sévère. Quand la foule à Jérusalem s'est précipitée pour observer le miracle de la Pentecôte, Actes 2 :6 note que beaucoup parmi les spectateurs étaient "CONFUS". Ces sentiments de confusion offusquèrent de toute évidence beaucoup, ce qui les emmena plus tard à ridiculiser ouvertement l'œuvre du Saint-Esprit (Actes 2:6-13). Les nouvelles expériences de réveil de Mr Murray lui enseignèrent en définitive à ne pas juger tout ce qui peut s'apparenter à une situation de confusion en l'attribuant à un manque de bienséance. Il arrive souvent que nous expérimentions de forts sentiments de confusion ou même de frustration quand nous sommes soudainement placés dans un contexte inattendu ou qui ne nous est pas habituel. Chacun de nous a certainement eu l'occasion de lutter contre ces sentiments de confusion ou d'anxiété tout en essayant de trouver ses repères dans une ville ou un pays inconnu. La source de notre confusion n'était pas un manque de bienséance, mais notre propre manque de familiarité avec les nouveaux environnements et les nouvelles circonstances. Actes 2:6 ne suggère pas que Dieu est l'auteur du désordre et de la confusion ! Au contraire, ce verset sert à nous rappeler que notre sens naturel du protocole et de l'ordre est souvent très différent de l'ordre divin du Ciel qui descend sur terre. Quand nous nous trouvons soudainement dans un état de surprise ou de confusion devant des événements peu familiers, nous devons nous garder de les rejeter sans réflexion simplement parce qu'elles sont nouvelles à notre expérience personnelle. Seul un cœur ORGUEILLEUX se précipite pour condamner ce qu'il ne comprend pas ! Nous devons examiner attentivement toutes choses selon les Ecritures, plutôt qu'au travers de nos préférences personnelles ou nos traditions. Alors et alors seulement serons-nous capables de retenir ce qui est bon dans les jours qui viennent (1 Thessaloniciens 5:21).

 

Le réveil et la Convention Keswick

Les leçons apprises lors de ce réveil contribuèrent à préparer Andrew Murray à son futur rôle dans l'influent mouvement Keswick. Mr. Murray assista à la Convention Keswick pour la première fois en 1882. En 1895, on lui demanda d'intervenir comme orateur à la fois à la Convention Keswick et à la convention de Northfield. Murray fut chaleureusement reçu à ces conférences et fut plus tard chargé de ramener le mouvement Keswick en Afrique du Sud. La Convention Keswick fut elle-même le fruit indirect de cette merveilleuse période de réveil. Le réveil toucha au moins quatre continents, apportant avec lui une foi et une vision renouvelées pour la sainteté personnelle et la vie de l'Esprit. Ce fut ce message libérateur qui bientôt allait devenir synonyme du ministère personnel d'Andrew Murray.

La naissance de la Convention Keswick unit le Mouvement de Sainteté Européen émergent et, de ce fait, contribua à canaliser le feu et l'énergie de ce qui allait être connu sous le nom du " Troisième Grand Réveil ". Cependant, la Convention Keswick fit plus qu'unir simplement et préserver le fruit qui restait de ce grand réveil. Avec un clair appel à la sainteté personnelle par la foi en Christ, le mouvement Keswick contribua à préparer une nouvelle génération au mouvement suivant de Dieu. Ceux qui assistaient aux conventions étaient toujours encouragés à adopter un mode de vie construit sur la sainteté, l'unité et la prière. A la Convention de Keswick de 1902, 500 chrétiens s'accordèrent pour former des cercles de prière dans les maisons en vue d'obtenir une effusion mondiale du Saint-Esprit.

Le fruit de ces groupes de prière de Keswick fut atteint sans aucun doute au travers du Réveil au Pays de Galles en 1904. R. B. Jones, Jessie Penn-Lewis, et F. B. Myer considérèrent tous que la Convention de Keswick était une des sources cachées du réveil gallois. Par l'intermédiaire de l'enseignement biblique d'hommes comme Andrew Murray, J. Elder Cumming, Evan Hopkins, F. B. Myer et beaucoup d'autres, des milliers d'ouvriers et de missionnaires chrétiens furent remplis de puissance et purifiés pour entrer dans un nouveau millénaire de moisson globale. James Hudson Taylor, A. T. Pierson, Samuel Zwemer et beaucoup d'autres pionniers missionnaires considérèrent la Convention de Keswick comme l'une des meilleures " terres de chasse " pour les meilleures recrues missionnaires. Nous retrouvons ici une fois de plus cette vérité qu'une génération de ministère rempli de l'Esprit arrose souvent la moisson d'une autre génération.

 

Les derniers jours d'Andrew Murray

Le 18 janvier 1917, Andrew Murray rentra dans la Gloire. Il entra dans le Ciel de la même façon qu'il vécut sur la terre, dans la prière et recommandant aux autres de prier. Peu d'hommes ont jamais eu autant d'impact sur les âmes pour la cause d'une vie remplie de l'Esprit que ne le fut Andrew Murray. Il fut indiscutablement l'auteur le plus prolifique dans l'Eglise sur le sujet de la prière et de la Vie Intérieure, ayant publié 240 livres entre 1858 et 1917. Plusieurs de ces livres furent traduits en 15 langues différentes. Peu après que la Société de Littérature Chinoise eut traduit en chinois pour la Chine le livre de Mr Murray "L'Esprit de Christ", on rapporta qu'un réveil éclata dans la Chine intérieure. Aujourd'hui encore, ses écrits continuent de façonner la conception de la prière et de la vie de l'Esprit que possède une multitude de chrétiens assoiffés.

 

Tirer leçon de nos pères !

Andrew Murray fut incontestablement un homme doté de rares dons et d'une perception spirituelle profonde. Néanmoins, il faillit éteindre un véritable réveil. Il avait grandi dans un foyer où son père avait prié fidèlement pour un réveil pendant 30 ans. Pourtant, pendant un temps il s'opposa avec entêtement à la réponse si longtemps attendue aux prières de son père. Jeune garçon, il avait été enchanté du ministère de réveil de William C. Burns, et en Allemagne, il avait été le témoin de ses propres yeux du ministère miraculeux du pasteur Blumhardt. Malgré cela, quand il fut lui-même confronté aux manifestations du réveil dans sa propre église, il s'y opposa. Je n'écris pas ces choses pour déshonorer la mémoire de l'un de nos pères respectés de la foi, mais plutôt dans le but de poser une question importante et fort à propos aujourd'hui. Si un homme doué comme Andrew Murray a pu se tromper en ne reconnaissant pas l'Esprit du réveil, alors qu'il était en plein milieu d'une préparation au réveil, combien à plus forte raison sommes-nous capables de reproduire la même erreur ? Cette génération de chrétiens doit être disposée à apprendre des expériences, du discernement et des erreurs de nos pères spirituels si nous voulons nous préparer au prochain mouvement de Dieu. Etes-vous disposé à APPRENDRE ?